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Sélection

La Chienne de l'Ombre, de Manon Elisabeth d'Ombremont.

J'ai reçu il y a quelques semaines en service presse le premier tome des Légendes faës : La Chienne de l'Ombre, par l'auteure Manon Elisabeth d'Ombremont, qui tient un chouette blog de chroniques littéraires. Cette jeune auteure a déjà publié plusieurs nouvelles et romans chez L'ivre-book, dont Légendes faës (le troisième tome vient de sortir !). Voici ce que j'en ai pensé.
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Nous sommes en Faëry, et le royaume d'Etheryum est dirigé par le cruel empereur fomoire Fenrir. Ce dernier a, parmi sa nombreuse progéniture, deux filles : Melyan et Elyalë. Elyalë est l'aînée, elle est la fille d'une banshee et possède des pouvoirs magiques. Melyan, la cadette, est issue d'une fée, mais renie cet héritage magique. Partie se former au combat auprès des guerriers fomoires, Meylian souhaite être reconnue comme l'une des leurs. Un rude apprentissage l'attend, mais c'est sans compter sur sa sœur, qui l…

La petite chambre

J'ai eu l'idée d'un nouvelle rubrique : écrire un petit texte inspiré d'une image. Voici le premier 😊.

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Crédit photo : Fanny S. (Photo prise lors de ma visite au musée de Montmartre.)

Un filet de lumière se faufila, fragile, à travers la fenêtre fermée. La petite chambre fut alors éclairée d'une douceur dorée, ancienne. Comme une pellicule trop longtemps mise au soleil. Le lit de fer forgé reposait dans l'angle de la pièce, son couvre-lit - autrefois blanc immaculé - était désormais gris linceul, fade, il n'appelait plus aucun sommeil. Cette table, joliment ouvragée, en vénérable chêne, ne supportait plus ni cahiers ni livres d'écolier. La poussière avait fait son œuvre et en recouvrait la surface. La lampe à huile était rouillée. Avait-on jamais allumé sa mèche ? La chaise était légèrement en recul, attendant un visiteur. Quelques photos jaunies étaient accrochées au-dessus du petit bureau, témoins d'un autre temps. Je me suis sentie étrangère tout à coup. Le malaise était palpable. Un frisson me parcourut l'échine, et alors que mon regard examinait une dernière fois la pièce, je me sentis projetée en arrière. La porte me claqua au nez.

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