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Sélection

En finir avec la culture du viol, de Noémie Renard

Noémie Renard est une blogueuse féministe connue sous le pseudonyme Antisexisme, et je vous recommande fortement la lecture de son site. Elle détient une thèse de biologie et a publié son premier livre en mars de cette année, intitulé En finir avec la culture du viol, aux éditions Les Petits Matins, préfacé par Michelle Perrot, professeure émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris-Diderot.

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Avec En finir avec la culture du viol, l'auteure s'attaque aux préjugés sur le viol et les agressions sexuelles : le viol ne serait commis que sous la contrainte, menace, dans un parking sombre la nuit, par un inconnu très très méchant. D'ailleurs, si la victime n'a pas crié, ou si elle portait une minijupe, c'est qu'elle était consentante. Également, une femme qui dit non, voudrait en fait dire oui. Le désir féminin est passé sous silence au profit du masculin, et a besoin d’être "forcé". La sexualité ho…

La petite chambre

J'ai eu l'idée d'un nouvelle rubrique : écrire un petit texte inspiré d'une image. Voici le premier 😊.

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Crédit photo : Fanny S. (Photo prise lors de ma visite au musée de Montmartre.)

Un filet de lumière se faufila, fragile, à travers la fenêtre fermée. La petite chambre fut alors éclairée d'une douceur dorée, ancienne. Comme une pellicule trop longtemps mise au soleil. Le lit de fer forgé reposait dans l'angle de la pièce, son couvre-lit - autrefois blanc immaculé - était désormais gris linceul, fade, il n'appelait plus aucun sommeil. Cette table, joliment ouvragée, en vénérable chêne, ne supportait plus ni cahiers ni livres d'écolier. La poussière avait fait son œuvre et en recouvrait la surface. La lampe à huile était rouillée. Avait-on jamais allumé sa mèche ? La chaise était légèrement en recul, attendant un visiteur. Quelques photos jaunies étaient accrochées au-dessus du petit bureau, témoins d'un autre temps. Je me suis sentie étrangère tout à coup. Le malaise était palpable. Un frisson me parcourut l'échine, et alors que mon regard examinait une dernière fois la pièce, je me sentis projetée en arrière. La porte me claqua au nez.

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