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Sélection

"À la casserole n°3" : entretien avec Nolwenn Pamart.

Thésarde en Lettres, future conservatrice des bibliothèques et chroniqueuse à ses heures perdues, Nolwenn Pamart est aussi une jeune auteure qui vient de publier son premier recueil de nouvelles chez Les Deux Crânes : Le Désespoir de l'affichiste. Elle est également - avec l'aide de deux comparses - à l'origine des éditions et de l'association Vermiscellanées, qui viennent d'éditer leur premier recueil : 99 variations façon Queneau. Elle a répondu aimablement à mes petites questions.
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1) Présentez-vous en quelques mots :

Je multiplie volontiers les casquettes, mais beaucoup de choses dans ma vie tournent autour du livre. Je prépare une thèse de littérature consacrée à un auteur de la fin du XIXe siècle, je travaille en bibliothèque, je fais partie d’une maison d’édition associative. Et enfin, c’est un peu la dernière pierre des fondations : j’écris. Je viens de publier mon premier livre : un recueil de nouvelles historiques i…

La petite chambre

J'ai eu l'idée d'un nouvelle rubrique : écrire un petit texte inspiré d'une image. Voici le premier 😊.

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Crédit photo : Fanny S. (Photo prise lors de ma visite au musée de Montmartre.)

Un filet de lumière se faufila, fragile, à travers la fenêtre fermée. La petite chambre fut alors éclairée d'une douceur dorée, ancienne. Comme une pellicule trop longtemps mise au soleil. Le lit de fer forgé reposait dans l'angle de la pièce, son couvre-lit - autrefois blanc immaculé - était désormais gris linceul, fade, il n'appelait plus aucun sommeil. Cette table, joliment ouvragée, en vénérable chêne, ne supportait plus ni cahiers ni livres d'écolier. La poussière avait fait son œuvre et en recouvrait la surface. La lampe à huile était rouillée. Avait-on jamais allumé sa mèche ? La chaise était légèrement en recul, attendant un visiteur. Quelques photos jaunies étaient accrochées au-dessus du petit bureau, témoins d'un autre temps. Je me suis sentie étrangère tout à coup. Le malaise était palpable. Un frisson me parcourut l'échine, et alors que mon regard examinait une dernière fois la pièce, je me sentis projetée en arrière. La porte me claqua au nez.

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