Affichage des articles dont le libellé est Entretiens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Entretiens. Afficher tous les articles

lundi 10 juin 2019

"À la casserole n°5" : entretien avec S. J. Hayes + concours

S. J. Hayes est une autrice franco-canadienne qui a d'abord édité de la romance avant de décider de se mettre sérieusement à l'écriture. Depuis, elle n'édite plus les autres mais publie ses propres textes : Nocturne, une trilogie dont elle a déjà écrit le premier tome (saison 1), qui a été chroniqué sur ce blog. Pour la sortie du second en septembre prochain, elle a bien voulu passer à la casserole, et un concours est organisé afin de vous faire gagner le premier (à voir à la fin de l'article).

________________________________________


1) Présentez-vous en quelques mots :

Je m’appelle Jeanne. Je suis franco-canadienne. J’écris actuellement de la romance paranormale sous le pseudonyme S. J. Hayes. Mon premier roman, Nocturne, est paru en 2018.

2) Pourquoi avoir choisi l’écriture comme moyen d’expression ?

À vrai dire, j’ai plutôt l’impression que c’est l’écriture qui m’a choisie ! Quand j’étais plus jeune, je dessinais beaucoup ; j’ai aussi été un temps attirée par la musique. Mais, à chaque fois, j’ai abandonné dès que c’est devenu difficile. L’écriture, en revanche, je n’ai jamais réussi à la lâcher. Il m’est bien sûr arrivé de faire des pauses, de me décourager, mais je ne me suis jamais arrêtée à « c’est trop dur ». C’est comme une obsession ; je dois trouver la solution !

3) Quels sont vos genres et formes de prédilection à la lecture ? à l’écriture ?

En fiction, je lis essentiellement des romans. J’aime les littératures de genre, notamment la romance et la SFFF (d’où mon inclination pour la romance paranormale, j’imagine !). Cependant, depuis quelques années, je lis de plus en plus de « non fiction ».
En écriture, pour l’instant, je me concentre sur la romance, et j’ai de futurs projets autant en historique qu’en contemporain. Sinon, je n’exclus pas d’écrire un jour de la pure fantasy ou de la SF jeunesse…

4) Comment définiriez-vous votre style ?

C’est une question que je préfèrerais poser à mes lecteurs… Je peux seulement témoigner de mon intention, qui est d’écrire de la façon la plus claire possible, que le sens parvienne au lecteur avec le moins de friction possible. Je m’intéresse davantage aux éléments que je veux exprimer qu’à la manière elle-même de le faire.

5) Quels sont les textes qui vous ont marquée en tant que lectrice ?

Il y en a tellement ! D’autant que j’ai toujours adoré lire, depuis que j’ai 4-5 ans. On peut commencer avec les contes de fées, dont beaucoup réunissent les motifs de merveilleux, d’amour et de morale auxquels je reste attachée aujourd’hui. Le roi Arthur, un roman jeunesse de Michael Morpurgo, était mon livre préféré quand j’étais petite ; Le ranch de Flicka, un récit autobiographique de l’auteure Mary O’Hara, parce que je voulais avoir sa vie ; Les Trois Mousquetaires, qu’on ne présente plus ; Jane Eyre, qui a carrément changé ma façon de voir le monde… En arrivant à l’âge adulte, j’ai aussi eu une phase « classiques du XXe » : J. D. Salinger (à qui je dois mon nom de plume), Orwell, Steinbeck, Gombrowicz… J’adore, mais je ne suis pas capable d’écrire moi-même ce genre de roman.

6) La citation qui vous ressemble :

« Réaliser dans l'âge d'homme les rêves de la jeunesse, c'est ainsi qu'un poète a défini le bonheur. » (Léon Blum, Stendhal et le Beylisme)

7) Là, maintenant, tout de suite, rédigez deux lignes sur votre environnement :

Quand j’ai rédigé le brouillon de mes réponses, j’étais dans un avion d’Air Canada, de retour du Festival du Roman Féminin à Paris. Le chef de cabine s’appelait Martin, et il nous faisait son topo de présentation avec un accent québécois prononcé, y compris en anglais.

8) Quand vous étiez petite, que vouliez-vous faire quand vous seriez grande ?

Éleveuse de chevaux (haha !), dessinatrice, bédéiste, puis astrophysicienne (là, j’avais 14 ans, je ne sais pas si ça compte encore comme « petite »). J’avais aussi le rêve d’écrire des histoires depuis mes 11 ans, mais je le gardais pour moi, et je ne voyais pas ça comme une carrière réaliste.

9) Quel personnage de fiction aimez-vous le plus ?

Zooey, dans Franny and Zooey, de J. D. Salinger (qui est aussi mon livre préféré).

10) Teaser : qu’écrivez-vous en ce moment ?

J’écris une deuxième saison pour Nocturne, qui part sur une autre intrigue avec d’autres personnages principaux. Je compte la publier à la rentrée (le 2 septembre 2019), et vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à ma liste de diffusion pour participer à un futur tirage au sort et en gagner un exemplaire numérique. 

________________________________________

CONCOURS (10/06/2019 au 17/06/2019):

Gagnez un exemplaire numérique de la saison 1 de Nocturne en répondant à cette question en commentaire :

Ange ou démon, de quelle équipe feriez-vous partie ? Pourquoi ?

Le ou la gagnant(e) sera annoncé(e) lundi 17 juin 2019. Bonne chance ! 


________________________________________

samedi 2 mars 2019

"À la casserole n°4" : entretien avec Lionel Davoust

Photo par Damdamdidilolo.
Est-ce que Lionel Davoust est encore à présenter ? Auteur de fantasy et de thriller français, il a remporté le Prix Elbakin.net pour le premier tome de sa série Les Dieux sauvages : La Messagère du ciel, en 2017, aux éditions Critic, maison d'édition rennaise qui publie l'auteur depuis plusieurs années. Très actif sur les réseaux sociaux, il propose également sur son blog des billets sur l'écriture et anime un podcast intitulé "Procrastination" avec Mélanie Fazi et Laurent Genefort. Tous trois "discutent de l’art et de la technique de la narration, partagent leur expérience, et s’aventurent aussi, à l’occasion, dans les domaines de l’édition et du marché du livre". Merci à Lionel d'être passé à la casserole !

________________________________________

1) Présentez-vous en quelques mots :

Coucou, je m’appelle Lionel Davoust et j’écris des bouquins, principalement de fantasy, un peu mâtinée de science-fiction, parfois avec des éléments de thriller. Je m’efforce de partager ce que j’ai pu apprendre sur le métier à travers des ateliers, mon site et un podcast que j’anime avec mes camarades Mélanie Fazi et Laurent Genefort, appelé Procrastination. J’ai aussi fait beaucoup de traduction littéraire, il m’arrive de faire de la direction d’ouvrage, et à côté je compose de la musique électronique quand j’ai le temps. J’ai été jadis biologiste marin et je trouve que l’orque est le meilleur animal du monde. 

2) Pourquoi avoir choisi l’écriture comme moyen d’expression ?

Parce que c’est le super-pouvoir le plus incroyable de l’existence. On peut communiquer avec quelqu’un en différé. C’est pas formidable ? Quelqu’un me laisse sa pensée avec des mots – qui peuvent faire plein de choses : m’apprendre une notion, me raconter une histoire – et moi, je peux en profiter en son absence. Le plus incroyable, c’est que ça marche aussi avec des gens morts !

3) Quels sont vos genres et formes de prédilection à la lecture ? à l’écriture ?

L’imaginaire, encore et toujours. J’aime imaginer, ou qu’on m’entraîne dans ce qui pourrait être. Qu’on dépasse les limites de la réalité pour rêver à des possibles différents, et qu’on me fasse rêver, vibrer, pleurer au passage. Et forcément, on tend à écrire le genre qu’on aime lire.

4) Comment définiriez-vous votre style ?

J’aime assez peu définir car définir, pour moi, c’est enfermer. Et justement, je m’efforce de pouvoir adapter mon style aux besoins de l’histoire ou de la scène en question ; de faire en sorte, autant que j’en suis capable, de trouver une adéquation entre le fond (ce que je raconte) et la forme (comment). Du coup, j’essaie tant que possible d’adopter des styles divers car pour moi, ce qui compte avant tout, c’est l’histoire, le fond. Tout doit viser à la servir.

5) Quels sont les textes qui vous ont marqué en tant que lecteur ?

Je reviens toujours à L’Écume des Jours de Boris Vian et à la saga des Princes d’Ambre de Roger Zelazny, les deux récits rencontrés à l’adolescence qui m’ont fait comprendre que l’écriture, c’est avant tout la liberté et la passion. Dans un autre domaine, je crois que je ne cesserai jamais de décompiler l’Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche et l’Essai d’exploration de l’inconscient de C. G. Jung.

6) La citation qui vous ressemble :

« Ce qu’on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l’extérieur comme un destin. » – C. G. Jung, justement.

7) Là, maintenant, tout de suite, rédigez deux lignes sur votre environnement :

Soirée torride dans les collines de la grande banlieue de Melbourne. Malgré l’heure tardive, je reste à travailler dans la cuisine, la seule pièce un peu fraîche. À côté de mon iPad, je consulte mon téléphone périodiquement pour surveiller l’avancée du feu de forêt qui se dirige un peu trop dans notre direction à mon goût…

8) Quand vous étiez petit, que vouliez-vous faire quand vous seriez grand ?

À peu près ce que je fais, en fait. Il ne se passe guère de jours sans que je remercie la providence de m’avoir conduit où je suis.

9) Quel personnage de fiction aimez-vous le plus ?

Corwin d’Ambre, dans les Princes sus-nommés. Un enfoiré magnifique.

10) Teaser : qu’écrivez-vous en ce moment ?

Haha, c’est pas tellement un teaser puisque je suis sur cette série depuis bientôt quatre ans : je boucle le troisième volume de la saga Les Dieux sauvages, de la fantasy post-apocalyptique qui fait quelques clins d’œil à Jeanne d’Arc. Il s’appellera La Fureur de la Terre, c’est un immense pavé d’au moins 1,4 millions de signes (700 pages à vue de nez) et mon éditeur (Critic) dit que c’est mon meilleur bouquin à ce jour… ce qui est vraiment rassurant à entendre quand on boucle un tel pavé !


Merci à Lionel !



________________________________________

Site de l'auteur
Twitter
Page Facebook

vendredi 13 juillet 2018

"À la casserole n°3" : entretien avec Nolwenn Pamart

crédit photo : Kokopele.
Thésarde en Lettres, future conservatrice des bibliothèques et chroniqueuse à ses heures perdues, Nolwenn Pamart est aussi une jeune auteure qui vient de publier son premier recueil de nouvelles chez Les Deux Crânes : Le Désespoir de l'affichiste. Elle est également - avec l'aide de deux comparses - à l'origine des éditions et de l'association Vermiscellanées, qui viennent d'éditer leur premier recueil : 99 variations façon Queneau. Elle a répondu aimablement à mes petites questions.

________________________________________

1) Présentez-vous en quelques mots :

Je multiplie volontiers les casquettes, mais beaucoup de choses dans ma vie tournent autour du livre. Je prépare une thèse de littérature consacrée à un auteur de la fin du XIXe siècle, je travaille en bibliothèque, je fais partie d’une maison d’édition associative. Et enfin, c’est un peu la dernière pierre des fondations : j’écris. Je viens de publier mon premier livre : un recueil de nouvelles historiques intitulé Le Désespoir de l’affichiste.

2) Pourquoi avoir choisi l’écriture comme moyen d’expression ?

Parce qu’écrire, c’est donner une voix. J’ai voulu en offrir une à des personnages qui n’en avaient pas. Des petites modistes, des femmes à barbe, des ados perdus au fond des campagnes françaises. J’ai essayé d’attaquer les angles morts du monde et mettre les gens qui s’y cachent en pleine lumière.
Ce qui m’amène à la deuxième raison principale : je travaille principalement en focalisation interne, ce qui implique qu’à chaque personnage correspond un langage et donc une vision du monde. C’est un terrain de jeu littéraire, historique et sociologique difficile à épuiser.

3) Quels sont vos genres et formes de prédilection à la lecture ? à l’écriture ?

J’ai lu beaucoup de fantastique durant mon adolescence, avant de me diriger vers les classiques de la littérature. Au fur et à mesure, je me suis découvert une passion pour la littérature fin de siècle, qui porte en elle ce contraste que je recherche : une belle forme et un contenu complètement fou. 
Dans l’écriture, j’ai tendance à avoir une démarche très réaliste. Je me documente beaucoup, je fais des recherches, que ce soit pour l’historique ou le contemporain. Ça ne m’empêche pas de décrocher du réel dans les éléments de l’histoire, mais il me faut cet ancrage. Et c’est quelque chose que j’aime beaucoup retrouver dans un livre : cette sensation de réel au sein d’une histoire totalement inventée.

4) Comment définiriez-vous votre style ?

Dans Humour et humoristes en 1899, Paul Acker écrit : « L’humour n’est qu’un mot prétentieux qui cache une chose antique et simple, une gaieté railleuse, une ironie froide et fantaisiste ». Selon cette définition, je dirais que j’ai un style d’humoriste.

5) Quels sont les textes qui vous ont marquée en tant que lectrice ?

Je citerais trois auteurs en particulier, même si beaucoup de lectures m’ont influencée. Le premier est Jean de Tinan. Une forme d’ironie tendre émane de ses textes, et j’y suis très sensible. Proust m’a énormément impressionnée par sa capacité d’observation, la profondeur de ses réflexions sur le temps et la psyché humaine. Enfin, Richard Brautigan, écrivain de la Beat Generation, me fascine par sa capacité à rendre poétiques les choses les plus triviales et les plus simples. 
Parmi les écrivains contemporains, j’admire beaucoup Pierre Cendors et Jean-Philippe Blondel, dans deux styles très différents.

6) La citation qui vous ressemble :

Jean de Tinan écrivait dans sa chronique sur les « Cirques, cabarets, concerts » :

« Il faut savoir effleurer ainsi toutes ces émotions artificielles et sans calme, pas naturistes du tout, fleurs du soir, doucement, de peur qu’elles ne s’effeuillent ; il faut savoir être sans fausse honte, très lyrique et très sentimental pour des choses en apparence très frivoles et cependant poignantes. »

7) Là, maintenant, tout de suite, rédigez deux lignes sur votre environnement :

Entre les livres, une tasse de thé vide, un pot de yahourt à jeter. Le bruit du ventilateur couvre toute musique intérieure, alors on est obligés de crier.

8) Quand vous étiez petite, que vouliez-vous faire quand vous seriez grande ?

Je voulais être écrivain et m’occuper d’une réserve de loups comme la pianiste Hélène Grimaud. J’ai un gros chat, alors on va dire que ça compte.

9) Quel personnage de fiction aimez-vous le plus ?

M. de Bougrelon de Jean Lorrain, fantoche inspiré de Barbey d’Aurevilly, à la fois pathétique et sublime.

10) Teaser : qu’écrivez-vous en ce moment ?

Je suis en train de terminer un roman consacré au parcours initiatique d’un jeune homme qui, pour se faire accepter dans un groupe d’amis, plonge corps et âme dans le métal extrême. C’est une musique que j’ai énormément écouté adolescente (et que j’écoute encore aujourd’hui, entre autres choses). Je place cette histoire dans la région du Nord-Pas-de-Calais, dont je suis originaire. Métal et briques rouges, en somme !


Merci à Nolwenn !



________________________________________

samedi 14 avril 2018

"À la casserole n°2" : entretien avec Hilda Alonso

crédit photo : Sandra Esteves.
Hilda Alonso est une auteure de fantastique et fantasy à suivre. Son premier roman, Ce dont rêvent les ombres, paru aux éditions du Chat Noir en 2016, donne la mesure de son style littéraire précis et poétique, et vous avez pu sans doute la retrouver avec le Cabinet de Curiosités, illustré par Alexandra V. Bach, publié aux éditions du Riez. Hilda ne cesse depuis de publier sous diverses formes, tantôt nouvelles, tantôt romans, mêlant depuis peu ses propres créations graphiques à ses textes, le tout en auto-édition. Elle est ma deuxième invitée dans ma rubrique "À la casserole" !

________________________________________

 1) Présentez-vous en quelques mots : 

Je suis une ogresse. Je ne comprends que l’excès, donc je suis acharnée à l’écritoire, travailleuse nocturne, fumeuse invétérée, dévoreuse de bonne chère et de bonnes pages.

2) Pourquoi avoir choisi l’écriture comme moyen d’expression ?

Ce doit être le seul que je n’ai pas vraiment choisi ! Avant de savoir lire, j’épuisais ma mère le soir pour qu’elle continue à me lire des histoires. Dès que j’ai appris à lire et à écrire, j’ai commencé.

3) Quels sont vos genres et formes de prédilection à la lecture ? à l’écriture ?

Je lis des formes diverses. En ce moment, pour mes recherches, la bibliothèque regorge de livres d’Histoire et de biographies mais j’aime aussi la fiction, dès lors que l’écriture est exigeante et me pousse à découvrir encore d’autres livres. Jusqu’ici, j’ai essentiellement écrit dans le genre fantastique, avec des formes variées (récit, journal, théâtre, poésie, etc.) et une littérature plus classique, avec Attila Valpinson, dans Disertations.

4) Comment définiriez-vous votre style ?
J’aime jouer avec les écarts. Je pense avoir une forme d’écriture classique et un fond plus déroutant.

5) Quels sont les textes qui vous ont marquée en tant que lectrice ?

Là-bas de Joris-Karl Huysmans pour sa perfection formelle et son mysticisme noir, Les Ritals de François Cavanna pour son oralité et sa tendresse, Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand pour sa délicatesse.

6) La citation qui vous ressemble : 

« Soyez résolu de ne plus servir et vous voilà libre. » (La Boëtie)

7) Là, maintenant, tout de suite, rédigez deux lignes sur votre environnement : 

La bougie parfumée rayonne en plein jour, presque consciente de son excentricité. La tasse de café en regrette de ne plus fumer. La cigarette, elle, jubile…

8) Quand vous étiez petite, que vouliez-vous faire quand vous seriez grande ?

Écrivain ! Et puis on m'a demandé ce que je voulais faire, en vrai. Alors j’ai fait plusieurs métiers… et je suis, entre autres, écrivain.

9) Quel personnage de fiction aimez-vous le plus ?

Cyrano de Bergerac, que j’ai récemment appris à aimer, grâce à une relecture au bon moment de ma vie. Sous son panache, c’est un vrai modeste en fait. On peut être modeste tout en étant conscient de ses qualités. C’est un homme intègre, passionné, droit, courageux, batailleur, tendre… Je rêverais de l’interpréter un jour.

10) Teaser : qu’écrivez-vous en ce moment ? 

Trop de choses en même temps ! Je suis en train de terminer mon troisième roman graphique, Les contes de la vouivre, et je poursuis l’écriture d’une saga vampirique, Comme la nuit tombe.


Merci à Hilda !


________________________________________

Le site de l'auteure
La boutique
La page Facebook
La soutenir sur Patreon

vendredi 30 mars 2018

"À la casserole" n°1 : entretien avec Marianne Desroziers

Pour ce tout premier entretien, nous accueillons l'auteure Marianne Desroziers. Originaire de Bordeaux, Marianne écrit depuis des années, et a publié à ce jour plusieurs livres : romans, recueils de nouvelles et de poésie (dont Lisières, éd. Les penchants du roseau, 2012 ; Ma mère en automne, éd. Gros textes, 2017, etc.), ainsi que divers textes dans des anthologies et revues. Elle est également directrice de la revue L'Ampoule, aux éditions de L'Abat-Jour, qui viennent de publier son dernier recueil de nouvelles : Fantasmagories. Contes noirs et flamboyants.

________________________________________

1) Présentez-vous en quelques mots : 

J'ai bientôt 40 ans, je vis à Bordeaux, j'ai publié quatre livres (le dernier, Fantasmagories. Contes noirs et flamboyants, vient de sortir aux éditions de l'Abat-Jour), ainsi que des poèmes et nouvelles dans une quarantaine de revues. Je dirige la revue L'Ampoule, j'anime des ateliers d'écriture et je tiens épisodiquement le blog de critiques "Le pandémonium littéraire". J'ai travaillé en bibliothèque et comme documentaliste dans un collège. Ma vie tourne autour des livres, de la littérature et de la transmission. 

2) Pourquoi avoir choisi l’écriture comme moyen d’expression ? 

Je n'ai pas l'impression d'avoir choisi, c'est plutôt l'écriture qui m'a choisie, je n'étais même pas consciente d'avoir quelque chose à exprimer au début. J'ai toujours aimé les livres, mais il y a une quinzaine d'années, suite à la perte d'un être cher, j'ai trouvé refuge dans les livres en devenant une grande lectrice. Puis j'ai créé mon blog littéraire où je donnais mon avis sur mes lectures, et en parallèle j'ai glissé vers l'écriture, très naturellement, presque s'en m'en apercevoir : je me suis fait piéger par l'écriture, mais c'est un piège délicieux !

3) Quels sont vos genres et formes de prédilection à la lecture ? à l’écriture ? 

J'ai toujours été une lectrice de romans et de nouvelles. Depuis quelques années je suis très attirée par la poésie, en particulier contemporaine et du XXe siècle, avec un intérêt particulier pour la poésie de femmes (Sylvia Plath, Alejandra Pizarnik, Ingeborg Bachmann, Marina Tsvetaeva, Anna Akhmatova). J'ai commencé par écrire des nouvelles, puis je suis passée au roman, avant de m'aventurer sur le terrain risqué de la poésie. En ce moment j'écris un roman et des poèmes.

4) Comment définiriez-vous votre style ? 

Aucune idée : jocker !

5) Quels sont les textes qui vous ont marquée en tant que lectrice ? 

J'ai été très marquée par les contes, en particulier ceux d'Andersen, mais c'est surtout Virginia Woolf qui m'a donné envie d'écrire. Très marquée aussi par Lewis Caroll, Edgar Allan Poe, Borgès, Garcia Marquez, Cortazar, Rulfo. Et puis Céline et Proust, bien sûr, même si leur influence est moins visible. Enfin, je citerais deux auteurs que j'adore et qui sont trop peu connus : Hélène Bessette et Jean-Pierre Martinet.

6) La citation qui vous ressemble :

 « Il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente. » (Camille Claudel)

7) Là, maintenant, tout de suite, rédigez deux lignes sur votre environnement : 

Je suis bien installée, au chaud, le chat sur mes genoux, du jazz dans les oreilles, une tasse de café posée à côté de moi, par la fenêtre je vois la pluie qui tombe sur les toits de Bordeaux.

8) Quand vous étiez petite, que vouliez-vous faire quand vous seriez grande ? 

J'ai voulu être institutrice, puis assistance sociale, un peu plus tard journaliste.

9) Quel personnage de fiction aimez-vous le plus ? 

Peter Pan.

10) Teaser : qu’écrivez-vous en ce moment ? 

Je finis un roman à deux voix teinté de fantastique. L'une des deux voix est celle de l'écrivain américaine Sylvia Plath.


Merci à Marianne !


________________________________________